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En ce moment, j’aime me pencher sur les voyages en famille en Amérique du Sud, cela me donne le boost nécessaire pour tout organiser. Mais là, comment dire? J’ai trouvé vraiment plus fort que nous! Amener un bébé en Amérique du Sud  et à vélo, je dis bravo!

C’est une expérience incroyable que jamais je ne vivrais (pas assez de courage et de physique!). Ca me laisse vraiment admirative.

 

 

Lieu du voyage: Amérique du Sud

Pouvez-vous vous présenter, nous donner l’âge de vos enfants durant ce voyage en famille et l’année du voyage en Amérique du Sud et sa durée?

 

Nous, Monsieur Toucan et Mme Toucan (Guyane française), sommes inséparables depuis très longtemps. Notre rêve de prendre les routes de l’Amérique du Sud en 4×4 aménagé s’est assez vite dissipé. Pourquoi polluer quand on a des pattes pour pédaler ? Les vélos sont achetés, les sacoches prêtes à partir mais la réponse à notre demande de congé tombe comme un couperet chaque année pendant 4 ans : refusée.

Il faut être réaliste, le temps passe, la trentaine est entamée, on ne va pas attendre toute notre vie un congé qui ne viendra pas. Alors, on se lance dans un autre beau projet qui a de quoi nous occuper : un bébé !

Et comme la vie est bien faite, qui dit enfant dit congé parental possible quand on veut avant ses 3 ans sans possibilité qu’on nous le refuse.

Bébé toucan doit évidement grandir un peu avant de sortir du nid mais en Août 2017, Sam a 8 mois, tient bien assis et fait du 4 pattes. La famille Toucan peut enfin lever le camp , direction le Sud du continent pour 6 mois !

2017-2018

Comment avez-vous préparé ce voyage avec vos enfants?

On ne peut pas faire participer le bébé aux préparatifs comme des enfants pourraient s’investir. Le notre dormait en hamac depuis sa naissance, nous avons, avant le départ, voulu l’habituer à dormir à plat dans un lit sur la peau de mouton que nous allions prendre. Ce ne fut pas chose facile, il a fallu passer par le stade hamac tendu au dessus du lit !

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Nous n’avons pas eu le temps de l’habituer à sa remorque mais on se doutait que ça ne poserait aucun soucis. Pour le reste, tenter de prévoir à l’avance les besoins qu’il aura pendant ces 6 mois a été un exercice très difficile quand on est parent pour la première fois. Il a fallu faire des tonnes de recherches et finalement, on ne s’est pas beaucoup trompé.

 

Quel moyen de transport avez-vous utilisé?

Le vélo principalement mais pas que. D’abord l’avion. Nous avons choisi de prendre des vols directs Paris-Lima et Buenos Aires- Paris pour ne pas prendre le risque d’abîmer inutilement le matériel. C’était aussi plus confortable avec un bébé et on a eu la chance de payer un très bon prix avec Air France.

Le bus pour alterner avec le vélo

En 6 mois, impossible de tout faire à vélo alors on s’est dit qu’on n’allait faire que les meilleures parties. On voulait du « waouuuuuuuuh » quotidien et non du « bof bof » donc on s’en ait mis plein les yeux et entre, on prenait le bus.

Au Pérou et en Bolivie, prendre le bus n’a posé aucun problème particulier mise à part pour nous un démantèlement de certaines parties fragiles (dérailleurs arrières et pédales) pour limiter la casse.

Au Chili et en Argentine, c’est une autre paire de gant ! Entre bus à 2 étages avec petite soute et personnel des compagnies de bus peu avenantes, il y a de quoi rapidement tourner en bourrique. Nous avons eu la chance d’avoir toujours pu mettre nos vélos dans le même bus que nous car d’autres cyclo-voyageurs moins chanceux ont parfois dû attendre 2 semaines avant que leurs vélos soient livrés par fret.

 

Où avez-vous dormi en Amérique du Sud? N’hésitez pas à nous faire partager vos bonnes adresses?

 

Principalement en tente en camping sauvage (bivouac) mais parfois aussi en camping payant en Patagonie.

Les hôtels au Pérou et Bolivie n’étaient pas chers, on prenait une chambre avec salle de bain privée dès qu’on pouvait. La salle de bain nous permettait de laver les couches, les laisser tremper 24h dans du produit vaisselle pour augmenter leur absorption et de laver nos vêtements en mérinos qui ne se mettent pas en machine.

Alors la vie à 3 en tente, ça se passe comment ?

Serrés les uns contre les autres ! Si un de nous bouge trop la nuit, ça réveille tout le monde… Nous avons choisi d’être confortable en prenant une tente 4 places qui possède une très grande avancée. Il y a avait de l’espace pour jouer malgré toutes nos affaires même lorsque le froid ou la pluie nous obligeaient à rester à l’intérieur. Nous avons aussi fait le choix de nous alourdir un peu en prenant des chaises de voyage. Un vrai plus pour cuisiner, manger, allaiter, discuter dans la tente mais aussi sur le bord de la route à la pause déjeuner.

Les matelas gonflables sont bien plus confortables que des matelas en mousse sauf qu’ils se percent facilement. Pour laisser Sam jouer dans la tente sans s’inquiéter pour les matelas, nous en avons pris en mousse. Il adorait sa chancelière en peau de mouton qui lui servait de matelas quand on l’ouvrait en grand en Patagonie ou de sac de couchage pour les nuits froides d’altitude.

Avec les petits, vous le savez, tout est une question de rituel. Il en va de même en voyage. Nous nous sommes tous les 3 calés sur le soleil pendant les 6 mois. Au Pérou, le soleil se couchait à 18h alors nous aussi ! Nuit de 12h pour tout le monde, obligatoire sur les hauts plateaux où il fait froid dès la disparition du soleil. 19H en Bolivie, 20h dans le Nord du Chili/Argentine et 22h en Patagonie. En se couchant en même temps que lui par nécessité, nous avons vite regretté nos soirées en tête à tête à la maison quand le petit était couché bien avant nous. Là, zéro moment d’intimité ou de détente à deux pendant 6 mois…

Les campings sont très présents en Patagonie et il n’a pas toujours été facile de co-habiter avec les autres campeurs mais ça c’est globalement très bien passé.

 

Et comment est la nourriture pour les enfants? Est-ce adapté à leur gout? Avez-vous de bonnes adresses pour manger?

 

Nos sacoches étaient évidement pleines de pâtes et de riz comme tous les cyclo-voyageurs ! A cela s’ajoutait deux grandes boites en plastique pleine de fruits et de légumes rangées dans la remorque pour ne pas les écraser.

Il a parfois été nécessaire de porter 13 jours de fruits et légumes avec nous et donc de privilégier ceux se conservant le mieux sans frigo. Initialement, nous cuisinions pour lui avec le réchaud à essence une fois tous les 2 jours en remplissant des pots en verre. Plus tard, il s’est mis à refuser ses pots voulant manger comme nous.

Nous avons donc cuit ses légumes dans nos pâtes et riz, nous obligeant à manger à ses horaires. Gain d’essence et moins de perte car parfois avec la chaleur, les pots préparés à l’avance n’étaient plus bon.
D’ailleurs, je conseille aux parents voyageant avec des bébés de prendre avec eux des petits pots en inox car le verre,c’est lourd mais surtout, ils ont tous fini par se briser spontanément.

Chaque ville était pour nous l’occasion de nous décharger d’une chose : les repas. Restaurant basique mais restaurant pour tout le monde ! Nous commandions une portion de purée en plus pour Sam et il mangeait aussi dans nos assiettes. Rien de plus simple sur le continent où la pomme de terre est reine.

Pour faire simple, je l’ai allaité tout le voyage. Pas de lait en poudre ni d’eau à gérer, du lait chaud à toute heure même par -10°c.

Quel climat avez–vous eu lors de votre voyage en Amérique du Sud ? Quel type d’habits faut-il prévoir pour ce voyage?

 

En règle générale, les journées étaient assez chaudes pour n’avoir qu’un haut manches longues. En Patagonie, nous avons eu de grosses chaleurs (30°c) et sur les hauts plateaux andins, des nuits à vous congeler les orteils. Il nous fallait donc des vêtements d’hiver tout le long du voyage.

Un bébé, ça grandit vite. Pas question pour nous d’investir dans plusieurs tailles d’habits. Nous avons pris le nec plus ultra pour bébé, pas question non plus de faire de petits économies pour après en subir les conséquences à 5000m d’altitude !

Pour le froid, comme pour les adultes, il faut 3 couches : les sous-vêtements en laine mérinos, la polaire et la doudoune en plumes véritables.

Le mérinos est absolument magique, pas besoin de le laver souvent même en cas de fuite de pipi. Une simple aération et c’est reparti ! L’enfant n’a ni trop chaud, ni trop froid. S’il est mouillé, la matière ne perd pas sa propriété de garder au chaud. Ses chaussettes étaient aussi en mérinos ainsi que ses chaussons de portage (mérinos et polaire). La marque Manymonths permet d’adapter les habits à la taille changeante de l’enfant, bien pratique.

Le bilan des couches lavables est mitigé. Nous avons eu du mal à les garder absorbantes en les lavant à la main. Certaines régions arides étaient carrément non adaptées aux couches lavables alors qu’en Patagonie, l’accès à des machines à laver nous ont simplifié la vie.

 

Avez-vous utilisé des accessoires de voyage ou du matériel spécial pour les plus jeunes ? (poussette, sac à dos de portage, autres…)

 

Nous avons croisé un couple avec un enfant de 2 ans sur un siège-vélo, la peau tout abîmée. Nous avons fait le choix d’être moins malléable sur les pistes mais de mieux protéger notre petit des aléas climatiques (vent à décoiffer un lama, pluie, grêle, neige et surtout soleil de plomb) en le plaçant dans une remorque deux places pouvant se fermer entièrement. La marque Thule (anciennement Chariot) est la référence mondiale pour toute famille voulant partir en tour du monde.

Les suspensions de notre remorque étaient indispensables pour faire de la piste. Nous calions la tête de Sam pour les siestes avec un câle-tête très pratique et il avait des grelots juste devant lui pour nous signaler qu’il était réveillé, comme ça, pas de pleurs et on s’arrêtait faire une pause. Nous avons rajouté un pare-soleil de grande taille pour ne pas l’exposer aux rayons.

Le porte-bébé 360° est aussi un indispensable. Nous avions choisi le notre (ergobaby) avec un système de scratch à la ceinture qui permettait de porter un sac à dos dans le dos sans qu’une attache en plastique nous rentre dans la peau. Il nous a servi pour randonner, visiter les villes mais aussi quotidiennement, quand Sam était fatigué de jouer seul. Une fois dans le dos, il restait calme et je pouvais vaquer à mes occupations au campement.

Pour le reste, pas besoin de grand-chose.

Qu’avez-vous visité pendant ce voyage en Amérique du Sud? Comment organisiez-vous les journées avec vos enfants?

 

Ce qui est étonnant quand on voyage à vélo, c’est qu’on inverse nos centres d’intérêts par rapport aux backpackers. Je m’explique : quand on est backpacker, on va de ville en ville, de visite en visite et on peut facilement répondre à cette question par une liste de choses hyper cool à visiter. Quand on est à vélo, les villes sont juste des lieux de pauses et de ravitaillement, tout le voyage consiste à visiter ce qu’il y a entre les villes, c’est à dire la nature. Ce sont les trajets, les lieux de bivouac et les rencontres qui font toute la richesse du voyage.

Le vélo est pour nous un excellent moyen de voyager avec un bébé parce qu’il permet de mettre en place une routine que le voyage sac à dos ne permet pas (heure de bus, restaurant, visites…). Notre journée était rythmé sur Sam :
– levés avec le soleil (6h)
– 2h de rangement pour nous / de jeux pour Sam
– 2h de vélo pour nous / sieste pour Sam
– pause goûter à 10h pour tout le monde,
– 10h30-11h30 vélo pour nous / Sam s’occupait seul dans sa remorque
– 11h30 jusqu’à 14h pause déjeuner/jeux
-14h-16h vélo pour nous / sieste pour Sam
– 16h montée du camp
– extinction des feux avec le soleil comme décrit plus haut.

Seuls nos passages en ville perturbaient ce programme et entraînaient des siestes ratées et donc de la mauvaises humeurs.

 

Quel est votre meilleur souvenir de ce voyage en famille en Amérique du Sud?

 

24h/24 ensemble, ça en fait des heures de souvenirs partagés d’une incroyable intensité! Cette question est toujours difficile à répondre sur un voyage aussi long avec des pays aussi différents. Je dirais que notre meilleur souvenir était un moment de quelques secondes pluri-quotidiens : quand on voyait le visage de notre fils s’illuminer au moment où nous passions notre tête sous le pare-soleil pour le détacher. Le sourire d’un enfant, ça réchauffe le cœur de ses parents (surtout quand ils ont pédalé dans de mauvaises conditions et sont exténués, ça rebooste!) et le voir épanoui nous confortait dans notre choix de voyage à vélo.

 

Quels sites recommandez-vous de voir ou quelles activités sont à faire absolument avec les enfants?

 

En vélo ou en véhicule personnel, on vous recommanderait l’Apurimac au Pérou parce que c’est une région totalement hors des circuits touristiques qui gagnerait à être connue. Les pistes sont en général en bon état. Il y a beaucoup de villages,de contact avec les habitants et l’assurance d’une aide potentielle en cas de soucis. Chaque vallée est différente au niveau paysage et habits traditionnels. Pendant plus d’un mois, nous n’avons vécu qu’avec des Péruviens. Nous avons vraiment eu de la chance de vivre des moments d’échanges grâce à Sam. Ils n’avaient jamais vu un bébé blanc, blond, aux yeux bleus. Une vraie star photographiée tous les jours !

 

Qu’est-ce qui vous a déplu (visite, façon de voyager, ambiance…) et qu’il vaut mieux éviter?

 

Comme dit plus haut, nous avons choisi avec attention les régions visitées donc aucune d’elles ne nous a déçu. Il est vrai que la Patagonie a de paysages magnifiques mais n’est pas magique comme peut l’être les paysages des déserts d’altitude (le Sud Lipez en Bolivie, Paso Sico entre Chili et Argentine). Nous avons donc moins aimé et en même temps, la Patagonie a aussi été l’endroit le plus facile à faire avec un bébé et nous avons passé d’excellents moments en famille à jouer dehors tard.

 

Avez-vous eu quelques « galères » et si oui lesquelles?

 

Notre plus haut col : 5160m d’altitude au Pérou. On monte très très doucement (on peut faire du 3.5km/h sans tomber !) et on arrive au col tranquillement. Il n’y a plus qu’à descendre, youpi ! sauf qu’une tempête de neige débarque, nous bloque la vue à 50mètres et surtout….. fait de la boue au sol. Une boue bien bien collante qui nous cloue sur place en 10mètres.

IMPOSSIBLE de pédaler : la boue compacte s’est mise entre nos roues et les gardes boues. On la gratte avec un fil de fer trouvé miraculeusement sur le bord de la route. 50mètres plus loin, de nouveau , les roues sont bloquées. Heureusement, Sam fait la sieste bien au chaud dans la remorque mais va se réveiller si on ne se remet pas en mouvement rapidement. Il faut faire VITE car qui dit bébé réveillé dit bébé qui veut sortir ! Branle-bas de combat : démonter les gardes-boues et enfiler doudoune, gant, mouffle parce qu’il fait vraiment froid.

Finalement petit coup de stress « pour rien », bébé ne se réveille pas et on repart dans la tempête pour aller camper à 5000m. Entre gants, moufles et sur-moufles imperméables, je me suis rendue compte une fois dans la pente que je n’arrivais pas à plier mes doigts pour freiner…. Tout finit bien, excellent souvenir à posteriori !

 


Quelles précautions avez-vous prises pour visiter la Amérique du Sud avec des enfants (sécurité, santé, protection solaire, qu’avez-vous mis dans la trousse à pharmacie.)?

 

Chez les touts petits, les vaccins à faire sont ceux habituels. Niveau santé, je suis médecin alors ça aide à se lancer et à faire le tri dans la pharmacie pour n’avoir que l’indispensable (j’ai fait un article dédié sur notre blog). Nos précautions ont plus été dans le choix du trajet car le risque important était l’accident de la route. Ça fait moche sur les photos mais tant pis, on a mis des gilets jaunes, roulés que sur des pistes peu passantes et souscrit une assurance voyage de très bonne qualité en cas d’accident grave.

Nous n’avons pas vraiment pris de précaution pour la nourriture, il mangeait dans nos assiettes ce qui nous a valu 3 touristas chacun ! Rien de bien méchant si on hydrate bien l’enfant. Bien sûr, nous qui habitons l’Amazonie, nous avons tous eu la goutte au nez avec le froid pendant les 3 premiers mois. Il a fallu veiller à ce que l’infection ne descende pas dans les poumons. Encore une fois, ça s’est bien passé.

Ah les dents… connus des parents et pourtant un concept flou avant d’être face à ces poussées dentaires. Évidement certaines se sont bien passées mais d’autres nous ont fait passé des nuits affreuses. De principe, dès que Sam a eu de la fièvre, nous sommes restés dans un village 48h avant de reprendre la route. Ces 48h sont importants et reflètent bien l’évolution que prendra la maladie.

 

Avez-vous des conseils pour d’autres voyageurs concernant un voyage en famille en Amérique du Sud? (vêtements, astuce de voyage etc…).

 

Nous avons mis dans nos sacoches un savon détachant naturel de chez Néobulle sans l’avoir testé. Ce savon est un vrai miracle ! En plus, il ne se délite pas même mouillé donc un tout petit morceau nous a fait 6 mois. Indispensable, il remplace la lessive sans eau qui pollue et est moins efficace.

Ok, mon savon est magique mais je n’avais pas le temps ni l’énergie de laver régulièrement les vêtements de Sam; or un bébé qui rampe au sol est un bébé qui se salit à coup sûr en quelques minutes. Ma solution (idée piquée à la famille cyclo VASCOMAG) : la salopette imperméable ! Que le sol soit mouillé ou pas, cette salopette était mise systématiquement. Bien pratique avec ses pieds intégrés pour éviter que le sable du désert rentre partout.

De rare fois, nous n’avons pas trouvé de bivouac à 16h et dû continuer à rouler alors que Sam réclamait de sortir de la remorque. Pour l’occuper pendant de précieuses minutes, nous lui faisions écouter via le smartphone de courtes histoires enregistrées par sa famille (grand-parents, tantes, cousine et arrière grand-mère). Il adorait. Comme je pédalais derrière la remorque, entendre les voix de mes parents ou de ma grand-mère, même sans comprendre ce qu’ils disaient, me redonnaient du courage pour trouver au plus vite un lieu de campement. Montrer des photos à un bébé ne sert à rien par contre lui faire connaître la voix de nos proches permet de garder le lien familial.

Si l’enfant tient bien assis, la bassine de voyage ortlieb 10l fait une excellente baignoire de voyage. Sam qui adore l’eau a préféré sa baignoire au grand bassin de la piscine. Elle peut servir comme réservoir d’eau pour faire la vaisselle ou filtrer tranquillement.

 

Comment occupiez-vous les enfants durant les trajets? Quelle sorte de jouet ont-ils pris pour ce voyage?

 

Le paysage défilait sous ses yeux. Il a appris à faire de l’observation une occupation. Nous avons fait le choix de ne pas prendre de jouets avec nous sauf une balle de caoutchouc et un livre d’histoires.

Finalement, il a reçu de nombreux cadeaux par les gens rencontrés sur notre route et nous avons régulièrement offerts ces jouets à d’autres enfants car par exemple, le hochets en plastique qu’il a adoré à 8 mois, il s’en fichait éperdument à 10mois.

Les jouets sont temporaires alors que sa passion pour le sable, les cailloux, les feuilles et les bouts de bois est restée intacte tout le voyage ! Il ne se lassait pas non plus de jouer avec nos affaires : vider les boites, cacher les cuillères, retourner les bouteilles d’essence, balancer les épluchures de légumes, faire du bruit avec les couvercles des casseroles, et éparpiller les outils pour réparer les vélos.

Bref, rien ne vaut un « jouet » d’adulte pour occuper longtemps un enfant !

Quel budget en moyenne par jour avez-vous dépensé lors de ce séjour en Amérique du Sud ?

 

Vous allez trouvé ça bizarre mais nous n’avons pas compté nos dépenses et cela ne nous intéresse pas de le faire. Pas parce que nous sommes riches mais parce que nous ne faisons aucune folie et avions mis assez d’argent de coté pour ne pas avoir à compter nos sous. Un grand merci aux invités de notre mariage qui ont très largement contribué au voyage !

Le vélo est évidement un moyen de transport très économique (une fois le matériel acheté) ainsi que le camping sauvage. Nos grosses dépenses ont été les bus ainsi que tous les petits plaisirs culinaires cumulés (boulangerie, pâtisserie, café, restaurants bon marchés…). Au Pérou et en Bolivie, une chambre avec salle de bain privative nous revenait à moins de 3E par personne alors qu’en Patagonie, le camping coûte 10E par personne. Autant dire que le budget s’envole facilement !

 

 

Notre itinéraire se compose d’une succession de régions que nous voulions visiter :
– au Pérou: L’Apurimac, le canyon de Colca, la région des lagunes et le lac Titicaca
– peu de choses en Bolivie : la lac Titicaca, La Paz, Le sud-lipez et le salar d’Uyuni
– au Chili- Argentine : la région Nord entre San Pedro de Atacama et Salta puis la Patagonie et la fameuse carretera australe coté chili où les cyclistes viennent du monde entier pour faire cette route.

La plupart des voyageurs qui passe par le Pérou vont à Cusco (et ils ont bien raison!). Nous avions déjà passé plusieurs mois en Bolivie et au Pérou en sac à dos il y a 7 ans donc nous n’avons eu aucun remord à choisir un itinéraire fait de pistes qui ne passait pas par Cusco. Pour nous, le dépaysement était total, les paysages superbes, on n’a pas regretté de ne pas faire comme tout le monde même si c’était difficile physiquement.

Certains vont peut être s’étonner que nous soyons passés par le Sud Lipez (région désertique battue par les vents) que nous connaissions déjà pour l’avoir fait en 4×4 il y a 7 ans. Peut-être même nous traiter d’irresponsables d’avoir amené notre enfant ici mais vous vous doutez bien que ce fut une décision réfléchie. Nous n’avons pas fait plus d’heures de vélo que les 2 mois d’avant donc pour Sam concrètement ça n’a rien changé du tout d’être là ou ailleurs, mise à part le bac à sable géant à l’heure de la pause ! Il n’a pas souffert du froid à condition de le mettre rapidement à l’abri du vent une fois le soleil couché. Des 4×4, ils en passaient des dizaines tous à la même heure le matin et l’après-midi. En cas de problème, nous savions que nous n’étions pas seuls . Par contre, nous n’avons pas visité une région toute aussi magnifique plus au Nord à cheval sur la Bolivie et le Chili parce qu’aucun véhicule ne passe par là et il n’y a pas de village. En fait, la seule folie de faire le Sud Lipez avec un enfant concerne l’effort surhumain qu’a dû faire papa Toucan pour tirer dans le sable le poids indécent de la remorque.

 

Merci à Nat(h), maman Toucan pour sa participation. Vous pouvez retrouver ce fabuleux voyage sur  Les toucans lèvent le camp  . Ils sont rentrés depuis Mars 2018 et doivent avoir des fourmis qui les démangent dans les pédales en ce moment!

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18 Réponses

  1. Aud Rey
    Aud Rey

    J’ai beaucoup de respect pour vous, les personnes qui osent sauter le cap. Pour ma part je garderai toujours ce petit regret de ne pas avoir oser malgré l’énorme envie, peut être à la retraite 😂

    Répondre
      • La famille toucan

        Maman Toucan n’est pas du tout sportive… Nous avons fait 10km par jour au début du voyage avant d’augmenter. Ce qui est bien avec le vélo, c’est qu’il n’y a pas besoin d’entraînement (il se fait petit à petit au début) et TOUT LE MONDE peut le faire à son rythme ! Nous faisions entre 20 et 60km par jour, pas pressés et surtout pas d’intérêt à être trop claqués en fin de journée quand il y a encore tant de choses à faire une fois au bivouac. Conclusion : le voyage à vélo est ouvert à tous ! (même ceux qui ont mal au dos, ça muscle et fait diminuer les douleurs)
        Il y a plein de voies vertes et d’eurovélo-routes en France qui sont plates et d’excellentes opportunités de découvrir la cyclo-randonnée en famille.

      • Sandrine

        Oh merci la famille Toucan d’être passé par ici! Vous relativisez mais vous avez quand même toute mon admiration!

  2. Anna Maban
    Anna Maban

    Amazing 😊bon je suppose que cela aide quand même quand on est médecin… Et dans tous les cas superbe expérience 👪

    Répondre
    • La famille toucan

      ça aide bien évidement mais ça ne fait pas tout. Notre pharmacie était ultra light donc à part constater qu’il y a quelques choses de grave et dire qu’il faut d’urgence aller à l’hôpital, je n’aurai pas pu faire grand chose ! Je dirai que pour un second enfant, tout parent est capable de ressentir le degré d’urgence (le premier enfant, c’est plus compliqué) sauf les hyper angoissés ! Les parents savent. Il faut donc « juste » pouvoir évacuer d’urgence une zone vers un hôpital et avoir une bonne assurance. Après, que votre enfant est quelques mois, 5 ans, 10 ans, 15 ans, 20 ans, vous en êtes responsables en voyage et s’éloigner des villes comportera toujours des risques….

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