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Je vous présente une nouvelle famille voyageuse, un peu plus extraordinaire que les autres: ils sont neuf enfants à suivre leurs parents, au gré de leur fabuleux voyage. Et là , ils sont partis à vélo au Canada! Je vous laisse lire l’interview de Michèle.

 

Dès leurs plus jeunes âges, mes neuf enfants Dury-Leclerc ont bourlingué à travers le monde, sac au dos, en canoë, à pied, en transport en commun. En 2009, ils ont entrepris un audacieux voyage en vélo d’une durée de trois mois à travers le Canada. Voici le récit de leurs aventures.

Par Michèle Leclerc

 

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Photos

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Pouvez-vous présenter, nous donner l’âge des enfants durant ce voyage en famille et l’année du voyage au Canada  et sa durée ?

Tout commença un soir d’automne… « Maman, je traverse le Canada à vélo », me dit Louis-Philippe, 15 ans. « Je n’vais pas m’casser la gueule! » ajouta-t-il! Quoi penser? Quoi répondre? Quelques jours plus tard, ses frères aînés décidèrent de l’accompagner. Son rêve d’escapade solitaire se transforma en périple familial. Avec Guillaume, 20 ans; Jean-Cristoph, 17 ans, Louis-Philippe, Raphaël, 13 ans, Marie-Pierre, 13 ans, Marie-Michèle, 13 ans, Danièle, 10 ans, Charles, 9 ans, Marc-Antoine, 4 ans et moi, maman Michèle, nous allions traverser le Canada en vélo sur les pistes cyclables. Puis un oncle belge de 72 ans, vétéran cycliste, se greffa au groupe.

Canada en vélo et en famille

Canada – Les 11 en vélo à Jasper – crédit photo:Marie Lacheraie

 

Comment avez-vous préparé ce voyage avec vos enfants et comment avez-vous voyagé?

Tout l’hiver, les enfants prirent de l’avance dans leurs devoirs. L’odyssée commença en mai 2009. Qu’est-ce qu’un jeune pouvait demander de mieux qu’une école avec vue sur les Rocheuses où sa chaise devient une selle de bicyclette? Où la première matière enseignée est la vie?

 

Avez-vous utilisé des accessoires de voyage ou du matériel spécial pour les plus jeunes ? 

Pour cette aventure, nous avions choisi des vélos de route Louis Garneau munis de porte-bagages et de porte-bouteille. Danièle pédalait sur le plus petit vélo de la compagnie. Charles, à 9 ans, ne pouvait pas atteindre les freins, nous avons opté pour un demi-vélo. Ses frères aînés le remorquaient à tour de rôle. « Je les aidais quand même », ajoute-t-il! Et l’infatigable Louis-Philippe tirait Marc-Antoine, 4 ans, dans son petit chariot : « Je me souviens, j’ouvrais la marche avec mon p’tit frère. À la pause, ma mère rajoutait de l’épicerie, du jus, des boîtes de conserve dans la remorque. Peu à peu, j’ai réalisé que plus je demandais aux autres d’accélérer la cadence, plus j’avais du poids à transporter! Je me suis vite tait et j’ai maintenu la charge! »

Nous avons pédalé la partie est du Canada en premier. Le vent dans le dos, nous filions à belle allure sur la Route verte. Nous transportions notre matériel de camping : tentes, matelas, gamelles et petit poêle. Les grands portaient 4 sacoches, les petits 2.

 

Voyage au Canda en famille de 9 enfants

Canada – En route vers Jasper, en Alberta. Crédit Photo: Marie Lacheraie

 

Et comment est la nourriture pour les enfants ? Est-ce adapté à leur gout ? Avez-vous de bonnes adresses pour manger ?

Tous les jours, nous faisions l’épicerie. Puis la nourriture était répartie équitablement entre tous et chacun. Après un déjeuner copieux, nous partions vers 8 h. À 10 h, les estomacs gargouillaient de nouveau. À midi, nous mangions un repas froid. Vers 2 h 30, une autre collation nous attendait.

 

Où avez-vous dormi au Canada ? N’hésitez pas à nous faire partager vos bonnes adresses?

Le soir, nous dormions chez les couchsurfers (couchsurfer.org) ou warmshower (warmshowers.org), « En chemin, raconte Charles, nous avons été accueillis par une dame : Manon! Elle nous recevait avec un pouding au sirop d’érable. Mmm! Le matin, elle avait préparé un déjeuner de roi avec des crêpes, des fruits frais et de la crème anglaise. Délicieux! » Sinon, nous cherchions un campement à partir de 5 h. Selon l’inspiration, j’allais frapper aux maisons pour demander d’installer notre tente sur leur terrain. Pour souper, nous cuisinions un repas chaud.

Voyage au Canada avec enfant

Canada – La route verte, au Québec. Crédit photo: Michèle Leclerc

 

 

Quel budget en moyenne par jour avez-vous dépensé au Canada ?

               Nous nous en sortions avec le même budget qu’à la maison, hormis le coût du billet d’avion.

 

Comment organisiez-vous les journées avec vos enfants ?

La première journée, nous avions parcouru 50 km. Au fil des jours, nous avons atteint une moyenne de 70 km/j. Nous pédalions à notre rythme, par groupe de 2. Aux intersections, nous nous attendions, et lors des pauses.

Voyage avec enfant au Canada

Canada – Marc-Antoine, 4 ans, derrière son Chariot, sur la route Verte, au Québec . Crédit photo: Michèle Leclerc

 

 

Qu’avez-vous visité pendant ce voyage au Canada  ? Pouvez-vous nous décrire votre itinéraire/ programme pour votre voyage ?

À l‘Île du Prince-Édouard, sur le sentier de la Confédération, nous avons appris à la douleur de nos mollets que l’île était vallonnée! « Aux Iles-de-la-Madeleine, ajoute Raphaël, nous avions construit un immense Inukshuk sur la plage de Cap-aux-Meules. C’est une statue de pierres en forme d’humain. » « Le nôtre est peut-être encore là! » lance Jean-Cristophe. Au retour, nous avons pris un train de Moncton à Montréal. L’oncle belge retourna dans son pays natal. Nous nous envolions vers l’ouest. Le sentier cyclable de la Bernache nous fit connaître l’île de Vancouver. Papa Pierre, occupé par son travail, vint nous rejoindre sur la piste de la vallée Kettle. L’aventure reprit.

 

Avez-vous eu quelques « galères » et si oui lesquelles?

Sur les pistes de la Colombie Britannique, dans l’ouest, « Les garçons étaient partis en éclaireurs, mais au bout de 2 kilomètres, ils rebroussèrent chemin. On avait dû enjamber des clôtures. Et à un moment, il n’y avait plus de pont pour traverser un ravin », précise Guillaume. Plusieurs portions de la voie cyclable n’étaient pas entretenues depuis belle lurette. Tantôt en longeant la piste, sur une chaussée de gravelle, tantôt sur des bouts plus praticables, nous vivions une expérience unique, mais parfois difficile. « Moi, c’est surtout la route de sable que j’ai détestée », affirme Marie-Michèle. « On pédalait dans le vide », ajoute sa sœur jumelle. « Une journée, on a fait huit crevaisons, » complète Jean-Cristoph, las de les avoir réparées, nos vélos de route n’étaient pas adaptés à cette piste ».

Voyage au Canada en vélo et avec enfants

Canada – Charles pousse son demi-vélo en Nouvelle-Écosse. Crédit photo:Jean-Cristoph Dury

 

 

Quels sites recommandez-vous de voir ou quelles activités sont à faire absolument avec les enfants au Canada  ?

Dans la région de l’Okanagan, près du canyon Myra se trouve une belle section du sentier transcanadien. Perchée en flanc de montagnes, la voie cyclable nous offrit un répit et enchanta tous et chacun. « Il y avait des ponts super hauts et des tunnels qui traversaient les montagnes », racontait Danièle.

 

Quel est votre meilleur souvenir de ce voyage en famille au Canada ?

Nos meilleurs souvenirs proviennent de l’Autoroute des Glaciers au cœur des montagnes Rocheuses. Louis-Philippe s’y vante d’avoir battu son record de vitesse: 70 km/h. Des pensées que moi, sa mère préfère oublier! Wapitis, orignaux et mouflons d’Amérique croisèrent notre chemin. « J’ai aperçu un ours à dix mètres de moi, raconte Charles, nous étions tout immobilisés, prêts à déguerpir ». Louis-Philippe me soufflait à l’oreille de filmer la scène. Figée par la peur, je ne bougeais pas. Le gros mammifère ne s’intéressait guère à nous. Le nez enfoui dans les buissons en quête de baies sucrées, il nous ignorait. Puis il traversa la route. Mon fils attrapa la caméra, et me la remit. Encore tremblante, je captai ces moments incroyables. L’animal continua son chemin!

Voyage en famille au Canada

Marc-Antoine, 4 ans, qui se réchauffe dans la veste polaire de maman. Crédit photo: Guillaume Dury

 

Raphaël fêta son anniversaire en Saskatchewan. Nous lui avions déniché un gâteau et il souffla ses quatorze bougies avec joie. Nous avons très peu pédalé en Saskatchewan et au Manitoba. Aucune route, que je jugeais sécuritaire, ne nous était offerte. En Ontario, sur la piste Waterfront qui longe la rive du lac Ontario, nous avons ressorti nos montures. La région de Niagara nous enchanta : les chutes et le canal Welland sont un beau coin du pays à découvrir en vélo. Après 3 mois d’escapade et plus de 2000 kilomètres dans les mollets, nous rentrions au bercail. J’ai monté les images filmées. Depuis, je participe à des festivals, je fais la tournée des écoles et des théâtres pour présenter : « À vélo, à travers le Canada en famille ».

Après 3 ans, que nous reste-t-il? Au-delà du film, des souvenirs, des feux de camp, et des fous rire à n’en plus finir… Au fil des révolutions de notre pédalier, des collines et des villages, j’ai vu les enfants s’épanouir. Ce voyage ne pouvait se réaliser qu’ensemble. J’ai admiré Louis-Philippe tirer Marc-Antoine dans sa remorque durant tout le trajet sans jamais se plaindre. J’ai observé la tolérance et l’entraide : les plus rapides ont appris à attendre les plus lents! Chacun s’est découvert de nouvelles aptitudes. J’ai félicité Marie-Pierre derrière l’objectif de notre appareil photo. J’ai laissé Raphaël se chahuter avec son petit frère Charles comme deux louveteaux insouciants. J’ai souri en voyant le cadet, comme un oisillon, déployer ses bras et sauter au cou de sa sœur. J’ai reconnu la spontanéité de Jean-Cristoph portant Marc-Antoine au sommet du mont Moraine en Alberta. Discrètement, j’ai remarqué ma fille discutant avec son grand frère comme avec un confident. Nous avons appris qu’un coup de pédale à la fois peut nous mener d’un océan à l’autre. Nous voyons maintenant la vie différemment et adoptons une « vélosophie » différente! La richesse de l’expérience humaine demeure inestimable. Après un séjour de 3 mois à l’école de l’aventure, nos perceptions changent. J’ai senti, cet été-là, que chacun d’entre nous vivait des moments à jamais gravés dans notre esprit. Une pierre angulaire s’est taillée. Et si cette pierre pouvait être celle des bâtisseurs de demain, sur laquelle s’appuient et se concrétisent des édifices qui durent et perdurent; cette fondation qui résiste aux intempéries?

Voyage canada avec enfants

Canada – Sur le traversier, dans l’océan Pacifique, vers Price Rupert en bordure de l’Alaska- Crédit photo: Michèle Leclerc

 

Les enfants ont grandi. À leurs bagages, s’est greffé la confiance en-soi et le respect des autres. Les semences plantées lors de notre été germeront tranquillement. Ce n’est pas la destination qui fait sa richesse, mais chaque étape pour y parvenir. Cette traversée remplie d’anecdotes et de taquineries nous a permis de resserrer nos liens, et d’aller au bout d’un rêve. Notre esprit vagabonde au-delà des frontières. Nous retrouver ensemble semble une nécessité pour conserver la complicité qui nous unit. Depuis, nous avons voyagé en famille : en Égypte, l’hiver dernier. Le hasard fit que nous y étions au moment du printemps arabe. Avec une autre ciné-conférence : « L’ Égypte, au-delà des Pyramides » je continue la tournée dans les écoles avec les Grands Explorateurs, au Québec et rêve de faire la tournée en France avec Connaissance du monde. Et… Nous revenons depuis peu de la Mongolie à cheval. Viendrez-vous voir notre film : « À cheval en Mongolie… avec 9 enfants »? Pour nous rejoindre : familleavelo@hotmail.fr

 

 

            « J’aime faire des voyages parce que je suis avec ma famille. En vélo, j’étais avec mon grand frère Louis-Philippe, on parlait tout le temps ensemble. Moi, j’étais dans ma “petite maison” derrière son vélo. Quand on repart maman? » Marc-Antoine, 7 ans.

 

            « Je m’appelle Charles. À 9 ans, j’ai traversé le Canada à vélo. Et j’ai manqué beaucoup d’école « à l’école», mais j’apprends plus en voyage parce j’apprends en vivant les choses. À l’école, le professeur enseigne avec du papier, de la lecture et de l’écriture. En voyage, tu apprends avec la vue, le goût… Tu sens les odeurs. Tu touches. J’écris mon journal. Je raconte nos journées, les choses que j’apprends. J’ai dessiné des picas, des mouflons et des ours, j’ai tracé notre chemin sur la grande carte du Canada. Moi, je reconnais quelques oiseaux : un pic cendré, un oiseau-mouche et une sittelle. J’ai croisé un ours brun. J’ai rencontré un collectionneur de crânes de mammifères. Il nous a montré celui d’un puma, d’un grizzli, d’un coyote et d’un loup. Lorsque je suis revenu, je trouvais que je connaissais plus de choses! Vous pourriez différencier le crâne du loup de celui du coyote? Vous pouvez écrire sans faute spermophile à mante dorée, Saskatchewan, ou Nouveau-Brunswick? Moi, je le sais. J’aimerais toujours apprendre comme ça. »

            « Quand j’ai traversé le Canada, raconte Danièle, j’avais 10 ans. J’avais un petit vélo de route. Au début, j’étais craintive. Avec les sacoches et ma bouteille d’eau, j’avais un peu peur pour changer les vitesses. Mais je me suis habituée. J’ai visité presque toutes les provinces du Canada. J’aime être assise sur une selle, pédaler et admirer les paysages. J’ai préféré rouler dans les Rocheuses en Alberta. J’ai écrit mon journal, je relis parfois ces souvenirs. Ma mère dit qu’entre les lignes, elle lit la sagesse, entre les mots, elle voit de la maturité! J’ai appris beaucoup sur l’histoire et la géographie du Canada. J’ai traversé des cols. J’ai roulé sous la pluie. J’ai parcouru un continent un coup de pédale à la fois. Maintenant, si je veux faire quelque chose, je sais que je serai capable. J’ai très hâte au printemps. Je vais m’asseoir sur une selle… à cheval! Vous penserez à moi. Je traverse la Mongolie. »

Canada en voyage

Canada à vélo – Pause sur l’autoroute des Glaces en Alberta- cérdit photo: Michèle Leclerc

Cet été-là, j’ai appris à apprécier les choses simples de tous les jours : me laver sous une douche chaude ou dormir sur un matelas moelleux font partie de mes petits bonheurs. J’aime la confiture sur mon beurre de peanuts. Le fromage gratiné sur la lasagne, c’est délicieux. Les oignons et la moutarde de Dijon… oups, non pas ça. Ma famille restera très importante. Même avec le piment fort des chicanes, c’est essentiel de pardonner. Il faut oublier. Mes frères et sœurs sont une immense richesse encore meilleure que le gâteau au chocolat. Il y a des mets qui ne s’achètent pas. Chaque jour un plat différent. Goûter aux saveurs nouvelles des cocasseries est agréable. C’est toi qui juges si c’est bon ou non. Et moi, j’ai décidé que ma vie allait être savoureuse quoi que je choisisse de faire. À vélo, en chameaux ou à cheval, la plus belle aventure est celle de la vie, la mienne restera entourée des gens que j’aime. Avec les épices des autres pays, c’est encore mieux!Marie-Michèle, 16 ans.

« Dans mon voyage à vélo, j’ai appris à être plus autonome et responsable, je montais ma tente, arrangeais mon sac de couchage. Chacun d’entre nous avait des choses à faire. Les autres comptaient sur moi, et moi sur eux. Je m’entends mieux avec mes frères et sœurs depuis ce temps. Si j’étais plus aimable avec eux, ils l’étaient envers moi. J’ai su maîtriser mon vélo : il faut utiliser les descentes pour prendre de la vitesse, et remonter la côte plus facilement devant; j’ai appris à ne pas abandonner. Comme dans la vie, il faut profiter des opportunités et attraper les petits bonheurs au vol lorsqu’ils passent devant nous : les beaux paysages, le chant des oiseaux. Ces moments ne durent jamais longtemps, c’est comme un sourire ou un clin d’œil. Je crois que cet été-là, je suis devenue une meilleure personne. J’ai de la chance quand même! » Marie-Pierre, 16 ans.

Louis-Philippe, 19 ans, raconte: « J’avais 15 ans quand j’ai dit à ma mère que je voulais traverser le Canada en vélo. Pour finir, nous y sommes allés toute la famille. Cette expérience a changé ma perception du monde. Dans ces écosystèmes sauvages et d’une majesté grandiose, j’ai observé la nature. J’ai senti l’air marin. J’ai écouté la terre. Avez-vous déjà entendu le son des cétacés? J’ai vu des ours bruns se prélasser à l’orée d’un bois. J’ai bu l’eau du fleuve Mackenzie. J’ai longé le golfe du St-Laurent. Malheureusement, j’ai constaté les dommages que l’humain y fait. J’ai étudié la géologie, l’écologie, la biologie, sans oublier l’ornithologie. Ça, c’est faire l’école… Cool… J’ai appris par l’exploration. Par exemple, en Colombie-Britannique, les hommes apportent des bûches, d’une forêt à l’autre, pour économiser quelques dollars pour faire leur feu de camp. Ils transportent en même temps un insecte : le dendroctone du pin qui ravage les forêts de l’ouest. Aujourd’hui, cette bibitte menace les arbres à l’est également. »

 

 

Merci à Michèle d’avoir répondu à cette interview sur cet extraordinaire périple avec ses 9 enfants. Et vous pouvez voir leur dernier voyages sur les11.com où vous attendent de très belles vidéos de leur exploit.

 

Et vous , connaissez-vous le Canada ? Pour nous ce sera surement notre prochaine destination avec les enfants au printemps, à voir!

 

 

 

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9 Réponses

  1. chrisssine

    ce voyage est incroyable !
    je rêve de Canada d’ici trois ou quatre ans, probablement en camping car du côté de Quebec et du New Brunswick.

    Répondre
    • Sandrine

      On tente de faire un budget pour le Canada au printemps! J’ai reçu un autre récit sur le Canada que je publierais dans quelques semaines!

      Répondre

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