Bivouac en famille en van, camping-car, 4×4 ou tente…

Tous nos conseil pour un 1er bivouac au top!

Bivouac en famille nos conseils
Dernière mise à jour:

Partir en bivouac ou camping sauvage, en van, 4×4 ou tente est une solution pour s’évader le temps d’un week-end en cette période très contraignante de pandémie de covid 19. Avec votre propre véhicule, ou en louant un van ou un camping-car à des particuliers, ou en empruntant une tente à des potes, une petite préparation ente midi et deux, et vous voilà sur les routes et chemins de la liberté dès vendredi soir 18h.

Pourtant, pour que votre bivouac soit au top, il est utile de connaître quelques astuces et conseils pour partir en week-end.

Je tente ici un petit guide de conseils et astuces avec toutes nos expériences de bivouac, avec les enfants, en 4×4 pendant nos un an en Amérique du Sud, mais aussi lors de nos voyages en camping-car (avec celui de mes beaux-parents) ou en tente dans notre région des Hautes Alpes.

Différencier bivouac en famille et camping sauvage

Déjà, faire la différence entre bivouac et camping sauvage. Est considéré comme un bivouac, un campement se déroulant dans un laps de temps précis de la tombée de la nuit au lever du jour, donc environ de 20h à 7h, avec aucune sortie de matériel.

Le camping sauvage débute à partir du moment où vous restez la journée sur place et que vous sortez table et chaises pour ceux qui bivouaquent en van / camping-car.

Bivouac en tribu qui tourne au camping sauvage

Connaître la législation de la région concernant les bivouacs

Il faut à tout prix vous renseigner sur les lois et réglementations qui régissent bivouac et camping sauvage dans la région où vous partez. En France, les parcs nationaux interdisent le camping sauvage et le bivouac est réglementé à la règle citée au-dessus.

Pour le parc national des Écrins (à côté de chez moi), cette règle du bivouac pour la nuit est aussi agrémentée d’une clause de distance minimale par rapport aux routes (possibilité de bivouaquer si vous êtes à plus d’une heure de la route la plus proche).

En Angleterre, par exemple, Christine m’avait dit que les bivouacs étaient interdits, ils ont plus de mal à trouver des emplacements avec leur van.

Sur un terrain privé, il est nécessaire d’obtenir l’autorisation de son propriétaire!

Je vous mets un lien vers un article très complet pour tout connaitre sur la législation, plutôt que vous en faire un résumé.

Et si, on ne connaît pas la réglementation ou la personne à qui appartient le terrain, on tente d’être le plus discret possible. On évite d’étendre 3 km de linge à sécher sur tous les arbres alentours…

Si l’on se pose dans les champs, même non cultivés, on évite d’aller en plein milieu sous peine de détruire la culture ou la flore qui s’y trouve. Nous restons toujours en bordure de terrain, sauf s’il y a déjà un petit chemin. Comme cela, même si le propriétaire du terrain arrive, il verra que nous avons fait attention à ne pas abîmer son champ !

Bien choisir son emplacement de bivouac en famille

Que nous partions en bivouac avec un véhicule ou en tente, nos critères de choix pour l’emplacement restent quasiment les mêmes.

Chercher son emplacement avant la nuit

Le conseil est normalement de trouver son bivouac 1h avant la nuit pour les randonneurs. En famille, prévoyez même 2 ou 3h avant la nuit, car le rythme d’installation d’une famille avec des enfants est bien plus lent !

Et avec un véhicule, vous essaierez sûrement plusieurs emplacements avant de trouver le bon… ou le dernier avant la nuit ! Dans certains coins d’Amérique du Sud, sur les plateaux andins dans les routes de montagnes comme au Pérou, il n’y avait quelquefois que 2 ou 3 zones en retrait de la route pour se poser ; quand nous rations le premier, nous pouvions rouler 30 km de plus pour atteindre le second à 20 km/h de moyenne.

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Tout pour préparer votre voyage 

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Donc, adaptez bien le temps de recherche à votre lieu d’escapade.

>> Voir notre article sur les applications qui peuvent aider ou pas à choisir votre bivouac

Sécurité

Plusieurs critères sont à vérifier concernant la sécurité de votre campement.

  • Éviter les lits de rivière à sec et d’être trop près d’une rivière si vous voyagez pendant la période des pluies ou si un orage se prépare. En Bolivie, nous avons vu des rivières se créer, même sur les routes, en 5 min.
  • S’éloigner des falaises (que ce soit pour s’y mettre dessous ou en haut). On ne peut pas prédire les chutes de rochers.
  • S’éloigner des pâturages : en effet, risque de gêne les vaches / moutons / chèvre et d’avoir un taureau / bélier / patou peu conciliant à vous laisser sortir de votre tente
  • Privilégier la solitude : moins vous serez vu, moins de risques vous aurez… Peu de « bandits de grand chemin » se cachent dans la nature attendant le pauvre et unique gars qui vient faire son bivouac !

Le confort pour un bon bivouac

  • Choisir un endroit plat pour éviter de glisser dans votre lit. Pour les tentes, vérifiez aussi si cet endroit plat ne se trouve pas dans une cuvette, qui pourrait se remplir d’eau en cas de pluie ! En van, camping-car ou 4×4, le sol n’est pas un critère très important sauf s’il est trop meuble ! Vous risquez de rester embourber au bout de quelques heures. En tente, par contre, enlevez toutes les grosses pierres , brindilles pouvant vous gêner allongés.
  • Bien positionner sa tente, son véhicule: En cas de vent, veiller à positionner sa tente et sa tente de toit dos au vent. Pour qu’il y ait le moins de prise d’air, sous peine de voir tout s’envoler. En van ou camping-car, mettez-vous face au vent pour éviter que le vent vous secoue toute la nuit (dans le sens aérodynamique).

Recommandations testées et approuvées en Patagonie, où nous avons affronté plusieurs nuits avec des rafles de vent à plus de 100 km/h, et où nous avons dû carrément dormir dans la voiture à 4 !

  • S’aider du soleil pour se réchauffer : garer vous ou monter la tente pour profiter le soleil le plus tôt possible le matin. C’est en effet le froid du matin qui est le plus dur à combattre, pour s’habiller, se lever et petit-déjeuner. Le soir, il est plus facile de se réchauffer au coin du feu (quand on peut )!

Nos emplacements préférés :

  • Au bord d’un ruisseau… plus la rivière est grosse, plus le bruit est impressionnant la nuit et peut gêner le dodo… Idem pour la sécurité avec les enfants, un ruisseau peu profond vous évitera d’être trop stressé par une chute dans l’eau.
  • Au bord d’un lac : là, aucun souci dès lors que vos enfants savent nager (ou très bien se débrouiller dans l’eau) – attention, cependant aux moustiques pouvant nicher dans les alentours selon les régions
  • Au bord d’une forêt : nous adorons nous poser en lisière de forêt au bord d’un champ. On ne paraît pas vraiment camper, juste faire une pause…ainsi nous sommes très discrets.
  • Au bord de la mer : là aussi, le bruit du ressac peut vraiment gêner. Un soir au Chili, la marée était si forte, que nous avons stressé toute la nuit, surtout quand des panneaux de prévention de tsunami étaient disposés tous les 10m.
  • Sur un point surélevé : pour une vue parfaite sur les alentours. Attention en cas d’orage, de ne pas être le seul point proéminent.

Spécial Bivouac en ville en van, fourgon, 4×4

  • Trouver un endroit plus calme le soir : autour des églises, des cimetières (où vous pouvez souvent trouver de l’eau), près d’un parc (pour accéder à des toilettes publiques)
  • Éviter les jours de marché, de foire…
  • Se renseigner sur les quartiers craignos dans les grandes villes – écouter les avis d’autres voyageurs (par exemple à Valparaiso au Chili, je ne connais pas un camping-car ayant dérogé à la règle du parking surveillé, qui n’ait pas été cambriolé!)
  • Si vous devez dormir dans une rue, ne laissez pas vos eaux usées (grises) couler au sol, c’est « dégueu » pour les riverains
  • On n’ouvre pas la tente de toit : elle n’est pas fermée et empiète sur le trottoir faisant surement râler quelques citadins
Notre dernier bivouac en « ville »: un petit hameau du Queyras…

Organiser son bivouac avec des enfants

Retournons à notre nature, car le bivouac en ville est vraiment un dernier recours !

Montage du couchage :

Première chose à réaliser après avoir choisi votre emplacement. Il ne faudrait pas que quelqu’un vous pique la place ;D . Pour les vans et camping-cars, c’est rapide ! Pour les tentes de toit, je vous conseille de l’ouvrir au dernier moment, surtout quand il y a du vent.

Pour la tente, montez-la tranquillement avant le soir, et surtout partez en ayant testé le montage au préalable chez vous ! Pour ne pas avoir de problèmes, le premier soir, plantez la loin de tout ! Plantez bien toutes les sardines, en vous aidant de pierre pour taper doucement dessus pour les enfoncer. Si c’est trop dur, changer de coin.

Préparer le feu de camp

Attention, renseignez-vous bien sur les restrictions, certaines régions ne donnent quasiment jamais le droit de faire un feu. Le faire que si vous êtes à proximité d’un cours d’eau.

Nous délimitons toujours le feu par des cailloux et même en creusant un peu. On réutilise si possible l’emplacement d’un autre feu.

Ne laissez jamais le feu trop fort de peur que des étincelles ne s’envolent et se perdent dans de la végétation très sèche.

Pour éteindre le feu, allez chercher de l’eau près du cours d’eau, versez-la en plusieurs fois, laissez les garçons faire pipi dessus, et en dernier, rajoutez de la terre et des pierres dessus.

Repas

Soit vous avez choisi la cuisson au feu de bois, et il faut anticiper ! C’est une slow cuisson ! Soit vous avez en tente, un petit réchaud. En famille, éloignez les enfants du coin repas, pour éviter de retrouver votre casserole de pâtes par terre.

Pour les vans, camping-car, 4×4, je vous conseille de vivre dehors et donc d’avoir un point cuisine qui va dehors (un BBQ ou autre). On est bien plus zen sans la corvée de nettoyage du gaz !

Après le repas, ne rien laisser dehors : l’humidité peut endommager votre équipement ( dit par celle qui a laissé sa table de camping toute neuve sous l’orage avant le voyage, et qui eu pendant un an, un plateau de table gondolé:D). Ranger la nourriture pour ne pas attirer les animaux sauvages (renard, etc.) ou les fourmis (bien pire!)

Toilettes

Pour les toilettes, si vous avez de la chance de posséder vos toilettes dans le véhicule, c’est top ! Videz-les aux endroits autorisés, car les produits chimiques sont assez néfastes pour la nature. Si vous avez des toilettes sèches, enterrez profondément (50 cm minimum) loin de tout court d’eau.

Pour les autres, mode pelle et arbre! Eloignez-vous du campement (20 mètres environ, plus les enfants auront peur d’y aller seuls). Creusez un trou profond de 50 cm environ (votre jambe doit y rentrer jusqu’au genou), et laissez la pelle à côté du tas. Prévoyez un sac plastique et le papier toilette à côté, que vous jetterez dans le sac (on peut aussi l’enterrer, mais comme il affute). Vous recouvrez d’un peu de terre à chaque fois que quelqu’un va aux toilettes. Le lendemain, vous rebouchez correctement le trou. Le top, c’est d’avoir gardé une couche d’herbe à remettre dessus !

Comment se laver?

Pour la douche, faut pas rêver, en bivouac on se lave moins ! Si vous ne partez qu’une nuit, prévoyez juste un savon, votre dentifrice, votre brosse à dent et de quoi vous débarbouillez le visage. Si vous partez plusieurs nuits, prendre aussi un gant de toilette pour laver les parties les plus odorantes ! Nous choisissons du savon qui sert pour tout : lavage vaisselle, cheveux, peaux et qui ne pollue pas !

Surveiller les enfants lors d’un bivouac

Qui dit nature, ne veut pas dire laisser les enfants en liberté sans surveillance. Surtout pour les premières sorties ! Expliquez-leur au départ les dangers que vous pouvez apercevoir autour de vous ( la belle petite falaise de 8m trop facile à escalader, le petit pont de bois pourri qui enjambe le trop gros cours d’eau…) .

Et ensuite, jetez un coup d’oeil sans arrêt aux enfants, en leur mettant comme limite celle de votre champ visuel. Plus tard, quand ils sont plus aguerris et un peu plus vieux, leur champ d’action pourra s’élargir !

4 – Respecter le lieu et ne pas laisser de traces

Pour les véhicules, on évite de rentrer dans un champ ou un pré un jour de pluie et de labourer le champ en laissant des ornières incroyables. Rien de tel pour mettre en rogne le propriétaire. Et si cela vous arrive de vous coincer, rechercher quelqu’un pour vous aider et éviter de filer en douce !

Ramasser ses déchets et ceux des autres. Une règle d’or : on rapporte tout ce que l’on apporte ! Donc, pas de plastique, peau de saucisson, de melon qui traînent sur le lieu du campement, même si certains sont biodégradables : ce n’est pas joli à la vue pour les suivants. Si on veut laisser les aliments qui se décomposeront, on les enterre ; et même là, ce n’est pas recommandé, les animaux sauvages pouvant les déterrer et prendre de mauvaises habitudes!

On nettoie aussi ce qui reste des autres campeurs. On a donc toujours un sac poubelle à remplir.

Ne rien cueillir: Si l’on ne connaît pas la flore, ne cueillez rien, certaines espèces sont protégées car très rare.

Autres conseils en vrac pour un premier bivouac en famille au top

durée du bivouac : une nuit pour la première fois

l’équipement  de camping: Une tente, sac de couchage, réchaud, lampe frontale, popote (voir notre article sur notre matériel de camping) – Pour les véhicules, tables et chaises pliantes…

Les habits pour un bivouac d’une nuit : 2 sous-vêtements (culotte, chaussettes) , 2 t-shirts, une polaire, un vêtement technique haut et bas qui servira pour le froid et de pyjama, une doudoune respirante, un vêtement de pluie… On enfile tout par grand froid, avec un bonnet sur la tête ( ou tour de cou transformer en bonnet) cela fait une énorme différence, dixit la frileuse que je suis !

Voilà j’espère que ce petit guide pour un premier bivouac en famille au top vous aidera. Respectez au mieux toutes ces astuces pour que la liberté de dormir où l’on veut puisse continuer. En effet, quand j’avais 10 ans, mes parents ont acheté un fourgon aménagé, et l’on partait là où l’on voulait… Mais il y a eu des abus en France, et par exemple tous les parkings sur les lieux touristiques ont été limités en hauteur, pénalisant les camping-cars et autres vans…

Donc, soyons responsables pour profiter longtemps du bivouac en famille !

Bivouac en famille en tente, van, camping-car, 4x4: conseils avec enfant

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